Étude 2026
Étude 2026 : sinistralité et tarifs de l'assurance décennale par métier du bâtiment
L'assurance construction a enregistré en 2024 son plus mauvais résultat technique jamais mesuré, −827 M€, et les métiers liés à l'étanchéité à l'eau concentrent désormais 67 % des désordres décennaux. C'est ce double constat qui explique la hausse des primes et le durcissement de la sélection par métier en 2026.
L'essentiel en chiffres
L'assurance construction a enregistré en 2024 son plus mauvais résultat technique jamais mesuré, −827 M€, et les métiers liés à l'étanchéité à l'eau concentrent désormais 67 % des désordres décennaux. C'est ce double constat qui explique la hausse des primes et le durcissement de la sélection par métier en 2026.
| Indicateur | Valeur | Source |
|---|---|---|
| Cotisations de l'assurance construction (2024) | 3 177 M€ | France Assureurs |
| Part de la RC décennale dans ces cotisations | 74 % | France Assureurs |
| Prestations payées (2024) | 2 319 M€, +12,8 % sur un an | France Assureurs |
| Taux de prestations payées / cotisations | 73 % en 2024 contre 67 % en 2023 | France Assureurs |
| Charge totale des prestations / cotisations | 1,3 fois | France Assureurs |
| Résultat technique de la branche (2024) | −827 M€, plus mauvais historique | France Assureurs |
| Part des désordres liés à l'étanchéité à l'eau (2023-2025) | 67 %, contre 61 % un an plus tôt | AQC, Sycodés |
| Premier poste de désordres en maison individuelle | Couverture en petits éléments, 9,6 % | AQC, Sycodés |
| Premier poste en logement collectif | Équipements sanitaires, 10,7 % | AQC, Sycodés |
| Prime annuelle moyenne observée | 1 250 à 1 850 € | Données de courtage |
| Écart de prime entre métiers | de 600 € (électricien, peintre) à plus de 30 000 € (entreprise générale) | Données de courtage |
| Hausse des cotisations annoncée pour 2026 | +5 à +15 % selon les métiers | SIMPLIS, via France Épargne |
Source : France Assureurs, AQC (Sycodés), données de courtage, SIMPLIS via France Épargne.
Trois enseignements ressortent. La grille tarifaire par métier recoupe largement la sinistralité observée : couvreurs, étancheurs et gros œuvre paient plus, et ce sont bien eux qui dominent les désordres. Une exception se dessine : plomberie et sanitaires, tarifés en risque moyen, forment désormais le premier bloc de désordres en logement. Enfin, le retrait de QBE du marché au 31 décembre 2026 réduit la capacité disponible, au premier chef pour les couvreurs.
Méthodologie et transparence
L'étude croise les statistiques de la fédération des assureurs, la base de sinistralité de référence du bâtiment et des données tarifaires issues d'un courtier. Chaque chiffre indique sa provenance.
Données de marché. France Assureurs publie chaque année les comptes de la branche construction : cotisations, prestations, provisions, résultat technique. Les derniers chiffres publiés portent sur l'exercice 2024 (publication de novembre 2025).
Données de sinistralité. Le dispositif Sycodés de l'Agence Qualité Construction (AQC), association reconnue d'intérêt général, recense depuis 1986 les désordres décennaux expertisés dans le cadre de l'assurance dommages-ouvrage. Le périmètre 2025 couvre les sinistres dont le coût de réparation se situe entre 1 915 € TTC et 162 000 € TTC. Les chiffres cités sont des parts d'effectif de désordres, par élément d'ouvrage, sur la période 2023-2025.
Données tarifaires. Les fourchettes de prix par métier, les exemples chiffrés et les critères de souscription proviennent d'un courtier spécialisé en assurance décennale, mises à jour en juillet 2026. Ce sont des fourchettes et cas indicatifs, pas un échantillon statistique.
Déclaration d'intérêt. L'Observatoire de l'assuré publie cette étude en utilisant des données fournies par un courtier, acteur commercial du marché de la décennale. Les lecteurs doivent en tenir compte dans l'interprétation des tarifs.
Limite majeure. Sycodés classe les désordres par élément d'ouvrage, pas par métier. Le rapprochement entre éléments d'ouvrage et corps de métier proposé dans cette étude est une lecture de l'Observatoire, non une donnée AQC. Aucune source publique ne publie de ratio sinistres/primes par métier.
Un marché en déficit technique record
En 2024, les sinistres ont progressé presque quatre fois plus vite que les cotisations : +12,8 % pour les prestations payées, +3,5 % pour les primes. Le résultat technique bascule à −827 M€.
| Exercice | Cotisations | Prestations payées | Taux prestations / cotisations | Résultat technique |
|---|---|---|---|---|
| 2024 | 3 177 M€ | 2 319 M€ | 73 % | −827 M€ |
| 2023 | 3 096 M€ | 2 074 M€ | 67 % | +224 M€ |
| 2022 | 2 902 M€ | 1 935 M€ | 66 % | −188 M€ |
| 2021 | 2 641 M€ | 1 918 M€ | 73 % (calculé) | −145 M€ |
Source : France Assureurs, L'assurance construction en 2021, 2022, 2023 et 2024.
Pourquoi le déficit est si profond. Le taux de prestations payées de 73 % ne dit pas tout. En ajoutant la dotation aux provisions, qui bondit de 139,6 % à 1 929 M€, la charge totale des sinistres atteint 4 248 M€, soit 1,3 fois les cotisations de l'année. Les assureurs réévaluent à la hausse le coût de sinistres sur des chantiers déjà réceptionnés.
La particularité de la décennale : la capitalisation. La prime encaissée à l'ouverture du chantier doit financer tous les sinistres des dix années suivantes. Les provisions techniques atteignent 29,7 Md€, soit 9,3 années de primes, sous la moyenne décennale de 10,2 années. Les produits financiers (725 M€, un plus haut depuis 2007) ne suffisent plus à équilibrer la branche.
Un contexte d'activité en récession. Le chiffre d'affaires du bâtiment a reculé de 3,9 % en 2024, à 208 Md€ selon la FFB. Les mises en chantier ont baissé de 12,9 %, et de 24,1 % pour les logements individuels. Moins de chantiers, c'est moins de primes nouvelles, alors que les sinistres des chantiers passés continuent d'arriver.
Les acteurs spécialisés confirment la tension. L'Auxiliaire indique consacrer près de 90 % de son chiffre d'affaires à l'indemnisation et au provisionnement, avec un résultat technique légèrement négatif.
Où surviennent les sinistres : le Flop 10 AQC 2026
L'étanchéité à l'eau explique 67 % des désordres décennaux sur 2023-2025, en hausse de 6 points en un an. Les défauts de stabilité suivent avec 11 % (contre 10 %), et la condensation double, de 1 % à 2 %.
| Rang | Élément d'ouvrage | Part |
|---|---|---|
| 1 | Couverture en petits éléments (tuiles, ardoises) | 9,6 % |
| 2 | Revêtement de sol intérieur | 8,3 % |
| 3 | Équipement sanitaire | 7,7 % |
| 4 | Réseaux d'eau intérieurs | 6,7 % |
| 5 | Fenêtres et portes-fenêtres extérieures | 6,6 % |
| 6 | Façade en maçonnerie de blocs béton | 5,6 % |
| 7 | Façade en maçonnerie de terre cuite | 4,7 % |
| 8 | Couverture en grands éléments | 4,3 % |
| 9 | Toiture-terrasse non accessible, isolant sans protection | 3,6 % |
| 10 | Toiture-terrasse non accessible, isolant avec protection | 3,5 % |
Source : AQC, Flop 10 2026.
| Rang | Élément d'ouvrage | Part |
|---|---|---|
| 1 | Équipement sanitaire | 10,7 % |
| 2 | Fenêtres et portes-fenêtres extérieures | 8,5 % |
| 3 | Réseaux d'eau intérieurs | 7 % |
| 3 | Revêtement de sol intérieur | 7 % |
| 5 | Toiture-terrasse non accessible, isolant avec protection | 6,8 % |
| 6 | Façade en béton banché | 4,2 % |
| 7 | Revêtement de mur intérieur, plafond | 3,8 % |
| 7 | Toiture-terrasse accessible | 3,8 % |
| 9 | Couverture en grands éléments | 3,7 % |
| 10 | Toiture-terrasse non accessible, isolant sans protection | 3,4 % |
Source : AQC, Flop 10 2026.
Locaux d'activité : fenêtres et portes-fenêtres (9,6 %), toitures-terrasses avec protection (7,9 %), revêtements de sol (6,8 %), toitures-terrasses sans protection (6 %), réseaux d'eau et façades légères (5,1 % chacun).
Rénovation en logement collectif : les toitures-terrasses avec isolant et protection dominent (10,8 %), devant les fenêtres (7,9 %) et les sanitaires (7,7 %).
Ce qui s'améliore. Les fondations superficielles en maison individuelle tombent à 1,4 % des désordres, contre 6,2 % sur 1996-2005, et sortent du Flop 10. Les murs enterrés reculent à 1,9 %. L'AQC relie cette baisse à de meilleures études de sol et à l'évolution de la réglementation.
Ce qui se dégrade. Les fenêtres en logement collectif ont presque doublé en dix ans (8,4 %). Les sanitaires progressent partout : ils pesaient 1,6 % des désordres en logement collectif sur 1995-2004. Les experts cités par l'AQC pointent la généralisation des douches sans ressaut, imposées par l'accessibilité, et leurs défauts d'installation.
Des éléments d'ouvrage aux métiers : qui porte le risque ?
En regroupant les éléments d'ouvrage du Flop 10 par corps de métier principalement concerné, plomberie-sanitaire et couverture ressortent comme les deux métiers les plus exposés en maison individuelle, avec respectivement 14,4 % et 13,9 % des désordres.
| Corps de métier (rapprochement Observatoire) | Éléments d'ouvrage Sycodés regroupés | Maisons individuelles | Logements collectifs |
|---|---|---|---|
| Plombier, chauffagiste | Équipement sanitaire + réseaux d'eau intérieurs | 14,4 % | 17,7 % |
| Couvreur | Couverture en petits + grands éléments | 13,9 % | 3,7 % |
| Maçon (façades) | Façades maçonnerie blocs béton + terre cuite, ou béton banché | 10,3 % | 4,2 % |
| Carreleur, solier | Revêtement de sol intérieur | 8,3 % | 7 % |
| Étancheur | Toitures-terrasses (toutes catégories du Flop 10) | 7,1 % | 14 % |
| Menuisier extérieur | Fenêtres et portes-fenêtres extérieures | 6,6 % | 8,5 % |
| Plâtrier, peintre | Revêtement de mur intérieur, plafond | hors Flop 10 | 3,8 % |
| Électricien | Aucun élément dans le Flop 10 | hors Flop 10 | hors Flop 10 |
Source : Calculs de l'Observatoire à partir des parts publiées par l'AQC (Flop 10 2026, période 2023-2025). Un désordre peut impliquer plusieurs corps d'état ; le rapprochement est indicatif.
Lecture. Trois familles de métiers concentrent l'essentiel du risque : l'eau intérieure (plomberie, sanitaire, carrelage de douche), l'enveloppe haute (couverture, étanchéité) et l'enveloppe verticale (façades, menuiseries extérieures). Toutes touchent à l'étanchéité à l'eau, cause de 67 % des désordres.
Ce que ces chiffres mesurent. Ce sont des parts de fréquence, pas de coût. Un désordre de structure est plus rare mais beaucoup plus cher qu'une fuite sous douche. C'est pourquoi le gros œuvre reste tarifé en risque élevé malgré le recul des désordres de fondations.
Tarifs par métier et cohérence avec la sinistralité
La prime décennale annuelle va de 600 € pour un électricien ou un peintre à plus de 30 000 € pour une entreprise générale tous corps d'état. La moyenne nationale observée se situe entre 1 250 et 1 850 € par an, soit 100 à 155 € par mois.
| Métier | Niveau de risque tarifé | Prime annuelle indicative | Poids dans les désordres (maison individuelle, rapprochement) |
|---|---|---|---|
| Électricien, peintre, menuisier intérieur | Faible | 600 – 1 100 € | Hors Flop 10 |
| Plombier, chauffagiste, carreleur | Moyen | 1 100 – 1 500 € | 14,4 % (plomberie) + 8,3 % (sols) |
| Maçon, charpentier, terrassier | Élevé | 1 500 – 3 000 € | 10,3 % (façades maçonnées) |
| Couvreur, étancheur | Très élevé | 2 500 € et plus | 13,9 % (couverture) + 7,1 % (toitures-terrasses) |
| Entreprise générale tous corps d'état | Individualisé | 10 000 – 35 000 € | Tous postes |
Source : Tarifs : données de courtage, juillet 2026. Désordres : AQC, rapprochement Observatoire.
| Profil | Chiffre d'affaires | Expérience | Prime |
|---|---|---|---|
| Électricien à Toulouse, aucun sinistre | 60 000 € | 6 ans | ~804 €/an (67 €/mois) |
| Maçon à Rennes, certifié Qualibat | 70 000 € | 2 ans | ~2 916 €/an (243 €/mois) |
Source : Données de courtage.
À chiffre d'affaires proche, le maçon débutant paie 3,6 fois plus que l'électricien expérimenté. Rapportée au chiffre d'affaires, la prime représente 1,3 % pour l'électricien et 4,2 % pour le maçon (calcul Observatoire).
La grille est globalement cohérente avec les désordres. Couvreurs et étancheurs, en tête de la sinistralité liée à l'eau, sont logiquement classés en risque très élevé. Les électriciens, absents du Flop 10, sont en bas de grille.
L'exception plomberie. Plomberie et sanitaire forment le premier bloc de désordres en maison individuelle (14,4 %) comme en logement collectif (17,7 %), pour une prime classée en risque moyen. Deux lectures sont possibles : un coût unitaire des sinistres plus faible que celui du clos-couvert, ou un décalage de tarification qui pourrait se corriger. La progression continue des désordres sanitaires plaide pour une surveillance des tarifs de ce métier dans les prochaines années.
Au-delà du métier : les autres leviers du prix
À métier identique, deux artisans voisins peuvent payer du simple au double. L'écart entre assureurs atteint 30 à 40 % pour un même profil, car chaque compagnie a son propre appétit de souscription.
| Critère | Effet sur la prime (données de courtage) |
|---|---|
| Activité déclarée | Tarif calé sur l'activité la plus risquée ; jusqu'à 7 activités par contrat |
| Chiffre d'affaires | Taux dégressif : environ 2 % à 50 000 € de CA, environ 1 % à 300 000 € pour un électricien |
| Expérience | Minimum 1 an en second œuvre, 2 ans en gros œuvre ; jusqu'à −30 % après 5 ans sans sinistre |
| Franchise | 500, 1 000 ou 2 000 € : environ ±20 % sur la prime |
| Effectif salarié | Au-delà d'un seuil, tarification individuelle voire refus |
| Sous-traitance | Donneur d'ordre ou sous-traitant : profil de risque différent |
| Antécédents | Critère le plus discriminant : jamais assuré, assuré sans sinistre, résilié |
Source : Données de courtage.
Les politiques de souscription varient fortement. Selon les dossiers observés, un assureur plafonne le chiffre d'affaires accepté, un autre refuse le gros œuvre, un troisième bloque au-delà de trois salariés, un quatrième exclut la sous-traitance, un cinquième refuse les artisans jamais assurés.
Les activités à risque spécifique en 2026. Photovoltaïque intégré au bâti, bornes de recharge IRVE et rénovation énergétique sont traités par plusieurs assureurs comme des activités à surprime, à déclarer explicitement.
Profils difficiles. Un artisan jamais assuré reste assurable, sur attestation de non-connaissance de fait litigieux. Un artisan résilié passe en risque aggravé, avec un marché plus étroit et une prime majorée. En dernier recours, le Bureau central de tarification (article L243-4 du Code des assurances) peut imposer une couverture, en 1 à 2 mois.
Le coût de l'absence d'assurance. Travailler sans décennale expose à jusqu'à 75 000 € d'amende et 6 mois d'emprisonnement (article L243-3 du Code des assurances), et engage le patrimoine personnel en cas de sinistre.
Tendances 2026 : hausse des primes et capacité en recul
Les cotisations décennales progressent de 5 à 15 % en 2026 selon les métiers, sur fond de retrait d'un assureur majeur et de hausse continue du coût des réparations.
| Date | Événement | Effet attendu |
|---|---|---|
| 2 sept. 2026 | QBE confirme son retrait total de l'assurance construction en France, sortie au 31 décembre 2026 | Environ 100 M€ de primes à replacer ; conditions de placement plus tendues, couvreurs en première ligne |
| Mars 2026 | ERGO et Solly Azar lancent une offre décennale | Capacité nouvelle, volume encore inconnu |
| 2025 | SMABTP, premier assureur du secteur, porte son chiffre d'affaires à 6,035 Md€ (+12 %) ; résultat net en baisse de près de 15 % | Le leader croît mais sa rentabilité se tasse |
| 1er janv. 2025 | Surprime catastrophes naturelles relevée de 12 % à 20 % | Hausse sur les garanties de dommages aux biens ; effet sur la décennale selon la structure du contrat |
| 2024 | QBE cesse de souscrire les artisans sous 500 000 € de chiffre d'affaires | Premier signal du retrait |
Source : Voir la liste des sources en fin d'étude.
Les moteurs de la hausse. Trois facteurs sont cités par les professionnels : l'indice FFB du coût de la construction (+0,70 % au 4e trimestre 2025, à 1 187,8 points), la hausse de la surprime catastrophes naturelles, et les nouveaux sinistres liés aux techniques RE2020.
Le risque climatique s'installe dans la décennale. Les défauts de stabilité remontent à 11 % des désordres. Les experts cités par l'AQC relient cette tendance au retrait-gonflement des argiles, amené à s'aggraver.
Les défaillances ne sont pas le moteur. La construction comptait 14 351 défaillances sur douze mois à fin juillet 2026, en repli de 2,4 % sur un an selon la Banque de France. La pression sur les prix vient du coût et de la durée des sinistres, pas d'une vague de faillites.
Analyse, limites et recommandations
Le déficit de la branche se transmettra aux primes. Avec une charge de sinistres égale à 1,3 fois les cotisations en 2024 et un assureur majeur qui se retire, la hausse de 5 à 15 % annoncée pour 2026 paraît un minimum plutôt qu'un plafond pour les métiers les plus exposés.
Le risque se déplace vers l'eau et l'intérieur. Le gros œuvre structurel recule dans les désordres, grâce aux études de sol et aux normes. La sinistralité se concentre sur les points d'étanchéité : toitures, menuiseries, douches, réseaux d'eau. Les métiers du second œuvre humide sont ceux dont le profil de risque évolue le plus vite.
Limites. Sycodés mesure la fréquence des désordres par élément d'ouvrage, sur les sinistres couverts par la dommages-ouvrage et dans une fourchette de coût définie ; il ne mesure pas de ratio sinistres/primes par métier. Le rapprochement par métier est une lecture de l'Observatoire. Les tarifs sont des fourchettes indicatives de courtier. Les chiffres 2025 de France Assureurs n'étaient pas publiés à la date de l'étude.
Recommandations aux artisans
- Anticipez le renouvellement. Si vous êtes assuré chez QBE, lancez la recherche au moins trois mois avant l'échéance.
- Déclarez toutes vos activités réelles. Une activité non déclarée n'est pas couverte, et la loi Pinel impose les références du contrat sur devis et factures.
- Comparez franchise, plafonds et exclusions. Une franchise à 2 000 € au lieu de 500 € efface l'économie dès le premier sinistre.
- Valorisez votre dossier. Certifications (Qualibat, RGE), historique sans sinistre et références de chantier réduisent le risque de refus ou de surprime.
- Privilégiez la stabilité. Un contrat durable, même un peu plus cher, évite le statut de résilié et ses surcoûts.
- Plombiers et carreleurs : soignez les douches. C'est le poste de désordres en plus forte progression ; la qualité de pose des receveurs extra-plats et des joints est votre meilleure protection tarifaire.
Sources
- France Assureurs, L'assurance construction en 2024 (novembre 2025)
- France Assureurs, L'assurance construction en 2023 (décembre 2024)
- France Assureurs, L'assurance construction en 2022 (novembre 2023)
- France Assureurs, L'assurance construction en 2021 (mars 2023)
- AQC, Désordres décennaux 2026 : le Flop 10 de la sinistralité (juin 2026)
- AQC, Rapport de l'Observatoire de la qualité de la construction
- Mon Immeuble, sinistralité des logements collectifs (juillet 2026)
- France Épargne, QBE quitte le marché français de la décennale (septembre 2026)
- France Épargne, prix décennale 2026 et hausse des cotisations (source SIMPLIS) (avril 2026)
- Partner Construction, bilans 2025 des assureurs BTP (L'Auxiliaire) (juillet 2026)
- Companeo, activités à risque spécifique en 2026 (septembre 2026)
- Données de courtage en assurance décennale, mise à jour juillet 2026 (non publiques)