La surprime catastrophes naturelles prélevée sur les contrats d'assurance habitation est passée de 12 % à 20 % de la cotisation dommages au 1er janvier 2025. Pour un contrat dont la part dommages s'élève à 250 euros, la surprime est passée de 30 à 50 euros par an. C'est la première revalorisation depuis 1999.

Sur quoi elle s'applique

Le taux s'applique à la cotisation des garanties dommages aux biens : incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, tempête. Il ne s'applique ni à la responsabilité civile, ni aux options comme la protection juridique ou l'assistance. Sur un avis d'échéance, la ligne « catastrophes naturelles » isole ce montant.

Pour les contrats automobile, le taux est resté à 6 % de la cotisation dommages, et seuls les véhicules assurés au-delà du tiers y sont soumis.

Ce que cela représente

Part dommages de la cotisationSurprime à 12 %Surprime à 20 %Hausse annuelle
150 €18 €30 €12 €
250 €30 €50 €20 €
400 €48 €80 €32 €

Calcul de l'Observatoire à partir du taux légal.

La hausse de la surprime n'explique donc qu'une partie de la progression des cotisations habitation constatée depuis 2025. Le reste relève des revalorisations tarifaires décidées par chaque assureur, qui invoquent la même sinistralité climatique et la hausse du coût des réparations.

Pourquoi la hausse était inévitable

Le régime des catastrophes naturelles, créé en 1982, repose sur une mutualisation nationale garantie par l'État à travers la Caisse centrale de réassurance. Ses comptes ont été durablement déficitaires ces dernières années, sous l'effet de la sécheresse, qui représente plus de la moitié de la sinistralité sur cinq ans, et des épisodes d'inondations.

La revalorisation du taux permet de maintenir ce qui fait la singularité du système français : aucune commune, même parmi les plus exposées, n'est privée d'assurance, et la franchise reste plafonnée par la loi. Le premier rapport de l'Observatoire de l'assurabilité, publié par la Caisse centrale de réassurance en 2025, le confirme.

Ce qu’il faut retenir

  • La surprime est passée de 12 % à 20 % de la cotisation dommages au 1er janvier 2025, une première depuis 1999.
  • Elle s'applique à la part dommages de la prime, pas à la responsabilité civile ni aux options.
  • Sur une cotisation habitation dont la part dommages est de 250 euros, la hausse représente 20 euros par an.
  • Sur les contrats automobile, la surprime est restée à 6 %.
  • La hausse répond à l'aggravation des sinistres climatiques, sécheresse en tête.

Nos lecteurs nous demandent

Comment retrouver la surprime sur mon avis d'échéance ?

Elle figure en général sur une ligne distincte intitulée « catastrophes naturelles » ou « Cat Nat », exprimée en euros. Elle est calculée sur la cotisation des garanties dommages : incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace. La responsabilité civile et les garanties optionnelles ne sont pas assujetties.

Mon assureur peut-il en profiter pour augmenter davantage ?

La surprime est un taux légal, identique chez tous les assureurs. En revanche, les assureurs ont relevé leurs propres tarifs en parallèle, invoquant la même sinistralité climatique. Sur un avis d'échéance, il faut distinguer la ligne Cat Nat, imposée, du reste de la cotisation, qui relève de la politique tarifaire de la compagnie.

À quoi sert la surprime ?

À financer le régime national d'indemnisation des catastrophes naturelles, garanti par l'État via la Caisse centrale de réassurance. Ce régime permet d'assurer toutes les communes, y compris les plus exposées, à un tarif mutualisé. Sans lui, l'assurance habitation deviendrait inaccessible dans les zones à risque.

Sources

  1. Caisse centrale de réassurance, bilan Cat Nat 1982-2025
  2. Code des assurances, article L125-2 et arrêtés fixant le taux de la surprime — Légifrance

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